jeudi 22 septembre 2011

Tout va bien


Oui tout va bien, j’ai un toit au dessus de ma tête, 
c’est juste que je n’y suis chez moi qu’officiellement.

Je ne suis pas seule, j’ai un mari, 
c’est juste qu’il n’existe que sur un papier officiel.

J’ai le privilège de vivre dans un pays démocratique, 
c’est dommage que ma maison soit juste derrière cette frontière.

J’ai la chance d’être protégée par la Convention des Droits de l’Homme, 
c’est juste que ça ne s’applique pas pour moi.

J’ai la satisfaction d’avoir un joli corps de femme, 
c’est juste que je n’aime pas être traitée comme un caniche domestique.

J’ai reçu le don de parler, de ressentir et de vivre, 
c’est juste que je n’aime pas être emmurée et réduite au silence

Mais sinon tout va bien …

La caresse du vent

Toute petite déjà, elle aimait écouter le vent
C’était son seul ami sonore dans la cruelle solitude
que la vie et ses parents lui avaient offert.
Le silence était si assourdissant pour elle
que le vent en devenait une mélodie lorsqu’il se manifestait.

Plus tard,  lors de moments difficiles elle s'asseyait des nuits entières
à l’écouter caresser les arbres et son visage
telle une merveilleuse et douce mélodie.

Il lui semblait que le vent la prenait dans ses bras, la consolait et la cajolait.
Qu’il lui chantait une berceuse pour la consoler et la réconforter.
Elle rêvait qu’il faisait danser les arbres et arbustes, tel un ballet
afin de lui montrer qu’elle n’était pas seule et qu’on l’aimait.
Et d’y aller en cœur, les sapins avec les châtaigners cotoyant les marronniers.
Ils lui disaient : « regarde-nous, nous dansons pour toi, et nous te chantons une berceuse »
Et elle souriait à travers ses larmes.

Ce vent magique soufflait loin chagrin et tristesse
lui rendant pour quelques instants répit et repos
et doucement au bout de la nuit elle partait légère et calmée
vers le monde des rêves tant mérités.

Aujourd’hui, elle est encore et toujours plongée dans cette solitude
mais son ami le vent est toujours là.
Le temps a passé, elle a vieillit mais elle est heureuse de voir
que son ami le vent a toujours ce pouvoir magique.
Chaque retrouvaille avec lui est jour de fête et elle sourit dans sa solitude.

Le choc de 2 mondes

 

Elle parle « amour », il lui répond « sacrifie-toi »
Elle lui dit « marchons ensemble, il lui répond « porte-moi »
Elle lui dit « je suis là », il lui répond « je m’aime »
Elle lui dit « j’ai mal », il lui répond « tais-toi »
Elle lui dit « j’ai besoin d’humanité », il lui répond « agenouille-toi devant mon trône »
Elle lui dit « j’ai tout donné », il lui répond « encore »


Vole ...

Vole …

Vent, fais-moi voler
Je dois pleurer
Je dois crier
J’ai si mal à en hurler
Je ne sais pas où aller
Juste pour me faire oublier
Et me cacher
Mes larmes ont déjà tant coulé
Et j’ai tant supplié
Mais ce n’était pas assez
Quel sort m’est encore réservé
Combien de souffrances dois-je encore endurer
Toi le vent, emporte-moi et fais-moi virevolter
Jusqu’à fracasser ma tête sur un rocher
Feras-tu preuve pour moi d’un peu de pitié
Afin que toute souffrance me soit épargnée
Après cela stp en mon nom pourras-tu chanter
Un hymne pour la poupée que j’ai été
Et que beaucoup ont contemplée et utilisée
Sans jamais avoir pris la peine de l’aimer
Et toi le soleil le lendemain quand tu viendras briller
Leur diras-tu que la poupée avait été entendue mais jamais écoutée
Qu’elle avait été vue mais jamais regardée
Mais que pourtant comme chacun elle a existé
Qu’elle aussi a respiré et pleuré
Qu’ici elle est passée et un temps elle est restée
Qu’elle aussi jusqu’à la démesure elle a aimé
Que même toute petite et abandonnée
Elle a continué à avancer et à espérer
Que le monde et le temps elle a traversé
Malgré les nombreux obstacles qui l’ont abîmée
Ses perles aux yeux toute seule elle a essuyé
Qu’après chaque chute elle s’est relevée
Afin de continuer à avancer sans jamais cesser
Et puis un jour elle s’est arrêtée
Doucement elle s’est effondrée
L’espoir l’a quittée
Elle a compris qu’au bout de sa route elle était arrivée
A son sort elle s’est abandonnée
Jusqu’à ce que la mort vienne la chercher
Viens à moi le vent et emporte-moi vers ma destinée
Peut-être une dernière chose oserais-je espérer
Pour la dernière fois j’aimerais rêver
Trouver une petite fée
Qui doucement viendrait me câliner
Où dans ses bras je pourrais une seule fois me reposer
M’y blottir avec une chaleur humaine enfin trouvée
Sentir avec amour enfin un doux baiser sur mon front se poser
Je pourrais ainsi repartir rassasiée et enfin apaisée
Vers l’horizon où m’attend ma destinée.
Enfin et à jamais mes yeux vont se fermer ….

mercredi 21 septembre 2011

Je me suis perdue

Avoir aimé une personne au point de s'être oubliée soi-même 
Avoir tellement de volonté à réussir son couple et sa vie afin d'en faire un roc indestructible
En arriver à fermer les yeux sur des dysfonctionnements à un point tel de se perdre dans une souffrance sans fonds
Accepter le déni de démocratie le plus élémentaire juste pour "sauver les meubles"
Sombrer dans une effrayante solitude où seul le son de votre voix rompt le silence assourdissant
Ne plus avoir que ses bras et le son de sa propre voix pour tout réconfort
Avoir l'impression terrible que tout es terminé et l'avenir complètement bouché
Ne plus avoir comme perspective que de vivre jour après jour
Se retirer du monde des vivants pour ne plus que vous sacrifier pour un être avide de vous

Vous savez ce que c'est ? ..... Moi oui je sais.

La dictature dans le mariage

Quand le mariage est une dictature et que l'un bâtit son bonheur sur la souffrance de l'autre, il n'y a plus que le choix de divorcer. C'est irréversible et ça vaut mieux pour tout le monde.

Vaincre ...

Je préfère être vaincue par un baiser que vaincre par les armes.